Les films de Christophe Gand

14 Mai

Énorme retard avec ce billet que je dois diffuser depuis quelques mois,

J’avais découvert l’existence du court « La Monnaie s’il vous plait » en début d’année lors d’un numéro de l’émission d’Orange, Court Central (hautement recommandable).

J’ai donc eu l’occasion de découvrir deux courts métrages du réalisateur Christophe Gand, « Peintre en Résidence » et « La Monnaie s’il vous plait », donc.
Les films sont produits par Parfum de Films, une société créée par son réalisateur.

« Peintre en résidence » est un court-métrage d’une vingtaine de minutes qui s’attarde sur Jean, un peintre qui vit en maison de retraite. Personnage un peu à part, cela devient de plus en plus pénible pour lui de peindre.
Film de facture classique, bien joué et bien emballé, le sujet est plutôt bien traité et démontre le savoir faire de son réalisateur, qui transformera l’essai dans son film suivant.

               Le film « Peintre en résidence » :

Filmé en RED Scarlet, d’une durée sensiblement égale, « La Monnaie s’il vous plait » suit un convoyeur de fond régugié chez son père après avoir dérobé un fourgon remplit d’argent.
Coïncidence amusante, « 11.6 », un film de Philippe Godeau avec François Cluzet et Bouli Lanners, est sorti le mois dernier et s’intéresse au tristement célèbre convoyeur Toni Musulin qui a dérobé 11,6 millions d’euros lors d’un transfert de fond. C’est évidemment la même histoire qui sert de point de départ ici. Bien entendu les films n’ont rien à voir et celui de Christophe est finit depuis six mois, son adaptation est aussi plus libre (le convoyeur s’appelle Maxime et se réfugie à la campagne épaulé par son père). Si la réalisation est au cordeau, le scénario s’intéresse  d’abord à l’homme, dépassé par les événements. L’angle est pertinent et François Feroleto et Jacques Boudet (« La Ville est Calme ») jouent parfaitement leur rôle. Un cran au-dessus de son film précédent, c’est sûr.

La Bande-Annonce :

Parfum de Films multiplie ses activités, du court donc, mais aussi des clips, de la pub et du théâtre via la compagnie Parfum de Scènes.

D’ailleurs, s’il y a des amateurs parmi vous, Christophe Gand a encore besoin de 2 000€ via Ulule pour mettre en scène Le Monte-Plats avec Jacques Boudet et Maxime Lombard.

Aider Le Monte-Plats sur Ulule

Page Facebook de Parfum de Films

Le Site de la société 

Showreel 2012 :

Le clip pas dégueux de Double Peine (Bertrand Burgalat) :
Christophe Gand a eu la gentille de se présenter plus en détails :
Peux-tu te présenter et revenir sur ton parcours ?
Après avoir suivi les cours des classes « ciné-sup » à Nîmes, une prépa de cinéma, j’ai obtenu en 2008 une Licence de cinéma à Paris I. En 2009, je suis sorti diplômé du CLCF (Conservatoire Libre du cinéma Français), à Paris.
Je réalise des courts-métrages depuis le lycée, au départ évidemment dans un contexte amateur, par le biais d’une association que j’avais créée. Puis pendant mes années d’études au CLCF, j’ai fondé Parfum de films, société de production, dans le but de réalisé mes projets.
J’ai réalisé en 2010 Peintre en résidence, un court-métrage de 18 minutes sur le thème de la difficulté de vivre en maison de retraite… entre autre. Ce film, avec Gilles Segal, a pas mal tourné en festivals.
Puis l’année suivante j’ai réalisé un clip pour une Soprano, un projet très atypique puisqu’il s’agit d’un clip sur un Air d’Opéra, Piangero, extrait de Jules César en Egypte de Haendel.  (visible en cliquant ici -ndr)
Enfin j’ai réalisé l’année passée La monnaie s’il vous plait, court-métrage librement inspiré de l’histoire de Tony Musulin. Le film, avec François Feroleto et Jacques Boudet, dure 18 minutes.
Parallèlement à ces activitées cinématographiques, j’ai monté il y a quelques années la Compagnie Parfum de scènes avec laquelle nous avons produit La dernière bande de Samuel Beckett. J’ai donc mis en scène ce spectacle qui fut ma première collaboration avec Jacques Boudet. Le spectacle a été joué au Festival d’Avignon en 2010 et 2011, et a été suivi d’une tournée en France.
Qu’est-ce qui t’a poussé à faire du cinéma ?
Depuis mes 14 ans, j’ai su que je voulais faire du cinéma pour raconter des histoires. Je voyais une quantité de film à cette période là et je suis tombé dans la marmite.
Peux-tu me présenter la société Parfum de Films ?
Parfum de films est une société de production que j’ai monté en 2009. Au départ, j’étais seul. J’ai été rejoins par un ami que j’ai rencontré lors de mes études, Pierre Maillard. Depuis, Parfum de films est un tremplin à la réalisation de nos propres projets et de nos propres envies (courts-métrages, clips).
Qu’est-ce qui a motivé la mise en chantier de tes films ?
Pour ces deux projets, mais aussi pour les autres que j’ai fait et que j’ai en tête, la naissance du projet est toujours la même : trouver un sujet qui pousse le spectateur (et moi en premier lieu) à réfléchir, à remettre en question ses idées sur un sujet précis, tout en lui procurant un moment d’émotion et de poésie. Ce qui m’intéresse, c’est de partir de sujets de société et de les questionner.
Tu en es l’auteur et le réalisateur, comment as-tu abordé l’écriture, et dans un second temps ta mise en scène ?
Je pars tout d’abord des personnages. J’essaie de façonner l’histoire à partir d’un personnage fort. Je pense que c’est le personnage qui moule l’histoire et non l’inverse. Ces deux histoires fonctionnent comme un huis clos (pour Peintre en résidence la maison de retraite, pour La monnaie s’il vous plait l’isolement de la ferme). Les personnages des deux films sont en quête de liberté. Ensuite lors du tournage, j’essaie de ne penser qu’au personnage, et de le rendre le plus attrayant possible pour le spectateur. Quand j’écris et quand je tourne, j’ai toujours deux cinéastes en tête que j’admire énormément : Krzysztof Kieslowski et Leos Carax. Ils ont deux univers très différents mais j’aime chez le premier sa façon de raconter des histoires de manière très réalistes mais en même temps remplie de poésie, et chez le second le lyrisme et la flamboyance de sa réalisation.
Peux-tu revenir sur la préparation, le tournage et la post-production de tes courts ?
Je m’occupe toujours de la production du film bien en amont. Arrivé à la phase de préparation plus dense (un mois avant le tournage), je délègue cette partie à un directeur de production pour pouvoir me concentrer uniquement sur la réalisation du film. Je multiplie alors les réunions avec les différents chefs de poste.
J’aime arriver sur le tournage et que tout soit prévu au millimètre. Avoir (presque) tout prévu et avoir une vision très précise du film qu’on veut faire permet d’avoir une plus grande liberté au moment du tournage. Cela permet de trouver de nouvelles idées sur le plateau. Mais ce n’est possible que si on part d’une idée très travaillée au départ dont on se sert comme tremplin pour aller plus loin.
Au contraire avec les comédiens, je préfère les rencontrer plusieurs fois en amont dans le but de mieux les connaître, de parler de ce qu’on veut dire dans le film, d’expliquer comment je vois les choses. Mais je ne répète pas avec les comédiens avant. Cela me permet de garder une spontanéité, une fraîcheur sur le plateau.
Etant originaire de Dijon, en Bourgogne, j’ai voulu tourner ces deux films là-bas. Cela nous a permis d’avoir une liberté et un confort que nous n’aurions surement pas eu à Paris. Et puis j’apprécie, pour des périodes courtes de tournages comme celles-ci (une semaine), que toute l’équipe soit totalement coupé de son monde et se retrouve en fusion 24h/24 autour d’un projet. Je pense que l’engagement de l’équipe est alors plus fort.
Peux-tu me présenter tes comédiens, les techniciens avec qui tu travailles
 
J’ai toujours eu beaucoup de chance avec les comédiens avec qui j’ai travaillé. Gilles Segal, Jacques Boudet, François Feroleto… ils ont deux points communs : une impressionnante carrière au théâtre et/ou au cinéma, et une simplicité, une humilité qui a permis de travaillé dans des conditions très agréables, et même de créer des liens d’amitié.
Pour ce qui est de mon équipe technique et artistique, je suis très fidèle à eux (et réciproquement). la plupart, je les ai rencontré durant mes études de cinéma, dans les écoles, ou juste après. Ils sont très exigeants dans le travail, compréhensifs face aux conditions pas toujours faciles, et sont passionnés.
(Au passage voici la chaîne du très bon chef op Alexandre Icovic – ndlr)
Un mot sur le clip Piangero ?
Piangero est un projet qui m’a été demandé par une Soprano, Fabienne Conrad. Après plusieurs discussions ensemble, nous nous sommes emballés pour l’idée de réalisé un clip sur un air d’Opéra. Un véritable clip qui reprendrait les codes du clip de « variété », tout en s’adaptant au style demusique proposé. Ainsi est né, Piangero, que nous avons tourné en Bourgogne dans des décors magnifiques.
Quels sont tes projets futurs ?
Je travaille sur plusieurs projets actuellement : la mise en scène d’un deuxième projet théâtral, Le monte-plats d’Harold Pinter avec Jacques Boudet et Maxime Lombard que nous présenterons au festival d’Avignon. Plusieurs projets de clips sont en attente, mais aussi des projets de courts-métrages : Coup de pinceau, une comédie surréaliste et Le diamant noir, un drame sur le traumatisme de guerre, avec en toile de fonds les vignes bourguignonnes. Et puis je termine actuellement l’écriture d’un long-métrage, co-écrit avec Guillaume Izard.
Peintre en Résidence

Peintre en Résidence

Peintre en Résidence

Peintre en Résidence

La Monnaie s'il vous plait

La Monnaie s’il vous plait

La Monnaie s'il vous plait

La Monnaie s’il vous plait

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Une Réponse to “Les films de Christophe Gand”

  1. Archibold 25 juillet 2013 à 1 h 06 min #

    I do love the manner in which you have penesetrd this particular issue and it does provide us some fodder for consideration. However, through just what I have personally seen, I simply just trust as the responses pile on that people today keep on point and not start on a soap box involving some other news of the day. All the same, thank you for this outstanding piece and whilst I do not necessarily agree with the idea in totality, I regard your point of view.

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