PIFFF 2014 : Retour sur la compétition française

24 Nov

Le festival parisien dédié au fantastique vient de s’achever. En espérant que cette 4e édition fut un succès, retour sur les courts-métrages que j’ai eu l’occasion de découvrir samedi. Du fantastique bien made in france.

The Sunboy

Sunboy

Un petit garçon, solitaire et naïf, voit en son père la représentation d’une terrible bête qui dévaste son royaume imaginaire.

Écrit et réalisé par JP Bouix. Avec Nicolas Veron, Amaury & Cyprien Frandeboeuf, Meta Sticken. 

Un petit film poétique sur un enfant qui se réfugie dans l’imaginaire. Le film alterne prises de vues réelles et animations 2D. C’est onirique et fort joli : « Sucker Punch » réalisé par Terrence Malick. En revanche, le parti pris m’a empêché de rentrer pleinement dans le film et de m’intéresser au sort du personnage, le film choisissant d’être dans la représentation visuelle plutôt que dans la narration plus traditionnelle. Ce qui est un peu dommage puisque le film dispose déjà d’une belle patte visuelle, il manque un peu de consistance pour se démarquer d’un thème finalement très récurrent dans le court (un enfant qui fuit dans l’imaginaire à cause d’un père violent ou abusif). Dommage qu’il ne soit pas encore en ligne vu le style et la durée ; ça tournerait plutôt bien.

Peu d’informations disponibles sur le net (un dossier de presse ici et une interview sur LaBaignoire). Il s’agit d’un micro budget dont le tournage s’est achevé fin août 2012 après une petite campagne Ulule (1 500€, la page est avare en renseignements), la post-production s’est faite dans la foulée pour s’achever en février de cette année ; un très gros travail donc. Le réalisateur, JP Bouix sort d’une école de communication et a récemment dépassé la vingtaine. Il a lancé une structure, Fascinahouse (le site web est en WIP), versée dans l’image (réalisation et post-production) avec deux collaborateurs dont Tom Frogner qui a signé la musique de « The Sunboy » (très chouette partition d’ailleurs). Concernant la conception de la partie « animation » du film si je m’en fie au générique on peut citer Maxime Brugnon, Jennifer Lemay et Martin Charrière qui lui s’est occupé de la créature.

Pour anecdote le petit garçon est joué par deux jumeaux (Amaury et Cyprien, un dédié aux plans de face et l’autre à ceux de dos) et le film devait être un clip pour le groupe John Doe’s Unbelievable Suicide… qui est le groupe de Tom qui est derrière la B.O.

Site web officiel

Page Facebook

Bande-annonce :

Intro du film :

Shadow

Mention spéciale du Jury
Prix du Jury de la chaîne Ciné +

Shadow

Taipei. Xiao Shou est un garçon timide qui exerce le métier de montreur d’ombres itinérant. Un jour, il croise la sublime Ann dont il tombe immédiatement amoureux. Mais un terrible accident va plonger le jeune homme dans un monde de ténèbres.

Écrit et réalisé par Lorenzo Recio. Avec Liu Yueh Ming, Aviis Zhong.

J’avais déjà découvert le film de Lorenzo Recio il y a un ou deux mois lors d’une projection Format Court. J’étais très sceptique à l’époque et j’étais un peu passé à côté du film. Cette deuxième vision m’a permis de calmer un peu mes ardeurs et il faut reconnaitre que son film est très léché et savamment pensé niveau réalisation. Un très gros travail au niveau des ombres (évidemment) et lumières ainsi que sur la composition des cadres. Le minimum pour un sujet très cinématographique où un montreur d’ombres s’efface peu à peu, avant de pouvoir nouer une relation avec la femme qu’il aime d’un amour consumant et … fusionnel. En revanche rien n’y fait même la deuxième fois, un petit élément rationel m’a complètement sorti du film (comment l’homme sait-il où habite la fille ?) ; j’en ai un peu débattu avec le réalisateur après le film. En dehors de ce détail j’ai, ici aussi, eu un peu de mal à m’intéresser au sort des personnages, le côté « amour impossible » étant un peu en retrait tout comme le personnage de la (très jolie) fille qui manque un peu d’épaisseur ; le film est clairement dans la métaphore. Cela reste évidemment subjectif et les réactions autour du film sont globalement positives ; de toute façon le film colle aux intentions initiales. Pour information « Shadow » fait parti de la liste de présélection aux césars, pas mal pour du genre.

Côté informations on trouve pas mal de choses sur la toile au sujet du film. Dans les grandes lignes, Lorenzo Recio est tombé dans la réalisation par le dessin et fait des courts-métrages depuis 1997. « Shadow » était à la base un long-métrage situé dans l’allemagne du 18e siècle. Une œuvre romantique un peu différente qui laissait les commissions dubitatives…. Cherchant à s’expatrier pour le film et sur les conseils de son chef-opérateur Dylan Doyle, Lorenzo Recio situa son film à Taïwan, où il ira en résidence pour auteurs à Taipei pour écrire son récit. Voilà pour la petite histoire. Mais l’anecdote la plus étonnante et propre à la culture asiatique reste le tournage perturbé par un fantôme local. Plusieurs accidents de scooters se sont succédés (en plus, devinez ce qui arrive au personnage principal dans le film ?), avant que la productrice exécutive ne s’excuse dans un temple auprès du défunt propriétaire des marionnettes qui servaient d’accessoires. Vous pouvez retrouver les détails de cette histoire insolite sur Format Court. Le film est produit par Local Films.

Voir Shadow en VOD sur Arte

Interview sur Format Court

Court-Circuit dédié au film

Interview du réal par des étudiants en CAV pendant le festival de Clermont

LocalFilms

Bonus : The Truth about driving a scooter in Taiwan

Bande-annonce :

Noct

Noct

Jay, récemment insomniaque et loin de toute émotion, est en proie à une présence étrange, qui deviendra son bourreau, mais aussi son libérateur.

Réalisé par Vincent Toujas. Écrit par Giles Daoust. Avec Thomas Barraud, Julien Marot.

J’étais curieux à l’idée découvrir le premier court-métrage du chef opérateur de « Silence », qui avait lancé sa campagne de crowdfunding l’année dernière. Comme le dit lui-même le réalisateur avant la projection, « Noct » est un film d’ambiance. En soit, je n’ai rien contre, même si le résultat s’apparente plus à une simple bande-démo. À noter que le film a connu un petit souci technique pendant la projection : un décalage du son vers la moitié du film ; pas cool, quoi qu’on pense du film. Dans « Noct » nous suivons donc Jay qui… ne dort plus. Et je me transforme à nouveau en bourreau du net (finalement le monstre de « Noct », c’est moi) mais ce qui m’agace, c’est de voir qu’on puisse mettre tant d’énergie et de talent dans quelque chose de très, très léger. Certes le film semble plaire et il y a des qualités esthétiques (même si lumière verte = malaise), mais du coup, l’excuse de l’auteur/réalisateur ne passe pas puisqu’une autre personne (Giles Daoust aussi producteur) est censée avoir rédigé le script. Et alors là j’ai vraiment eu beaucoup de mal à m’intéresser au film. Autant je n’ai rien contre les films sans dialogues, au contraire, mais pourquoi mettre cette voix over du personnage, qui n’intervient qu’une ou deux fois pour nous dire ce qu’on voit déjà à l’écran ? Pourquoi n’y-a-t-il aucun élément de caractérisation du personnage du début à la fin ; et s’il s’agit d’un parti pris, quel est l’intérêt de montrer quelqu’un vide de but, qui reste absolument passif du début à la fin du film ? Et c’est bien là le fond du problème. L’acteur aura beau faire de son mieux (en soit la prestation de Thomas Barraud est convaincante) pendant que le réalisateur essaie de faire quelque chose de léché, les films sur des personnages passifs, proches de la létargie ne marchent jamais. Par ailleurs tous les éléments sont sous-exploités : le décor devrait être là pour nous donner des informations sur le personnage, le contexte, fournir de la matière, mais non, nada. Sans parler de situations qui n’apportent pas grand chose (la scène du fast-food « Alien c’est cool »). Venons-en à la créature elle-même, « la présence étrange » du synopsis (signée David Scherer). C’est comme si sa fonction était de littéralement achever le film. Elle est censée être un miroir du personnage, une part de lui-même, mais il n’y a rien pour créer un véritable lien entre Jay et son bourreau, jouer sur la dichotomie ou la symbiose. Justification du look : le personnage a une affiche géante de la créature au dessus du lit – un peu glauque le mec – et elle est sur des jaquettes de DVD du vidéoclub où il travaille (qui ne loue/vend d’ailleurs que des films produits par… la boite qui produit « Noct »).

Bien sûr, il s’agit seulement de mon ressenti(ment) et la réalité et sans doute plus nuancée. Mais si je prends directement la note d’intention du réalisateur :

Nous utilisons le genre comme un atout de narration pour appuyer les intentions de l’histoire et favoriser l’empathie du spectateur envers le personnage principal.

(Que le genre soit un outil pour raconter une histoire je suis complètement d’accord. Mais pour « favoriser l’empathie » je reste sur le banc de touche ; cela n’a aucun sens)

Le genre illustre ici le malaise de Jay, un jeune vendeur de disques* qui ne se sent plus à sa place.

(Le film ne se contente que d’illustrer une idée éculée : malaise = sons bizarres, insomnie, mutilation volontaire, solitude et lumière verte)

* Il vend pas des DVD ?

NOCT peut être qualifié d’un film d’atmosphère, où le genre permet justement d‘illustrer l’état de Jay. Avec pour références des oeuvres comme The Machinist de Brad Anderson, Moon de Duncan Jones, Dexter de James Manos Jr ou encore Donnie Darko de Richard Kelly, NOCT est avant tout l’histoire d’un homme dont on partage les plus intimes conflits internes.

(Là j’ai les poils qui se hérissent. Sans parler de la redite d’une phrase à l’autre, les films cités (de bon goût d’ailleurs) mettent en scène des personnages avec une personalité tangible et il y a une vraie raison au malaise. L’atmosphère vient en seconde position et seulement pour appuyer un propos et une véritable intrigue. Comment pouvons-nous partager les plus intimes conflits internes de Jay, alors qu’aucune émotion n’est véhiculée, que fondamentalement il n’y a pas d’histoire ?)

Je sais que ce billet va m’attirer des foudres mais par rapport au buzz positif de « Noct » et l’approche au premier degré dans le film, je m’attendais à autre chose. Pour être honnête le film de Vincent Toujas en prend aussi pour son grade à cause de tous ces autres films représentatifs de la new wave française qui est « En France on veut faire du genre pour faire du genre, parce qu’on est des rebelles et que personne ne comprend le fantastique mieux que nous qu’on le comprend et… on va d’abord faire un truc stylé comme dans les films stylés ; Pas comme ceux là de la France où ils savent pas faire des belles images. C’est cool les belles images ».
Un film fantastique a pour première fonction de raconter une histoire, pas de forcément faire quelque chose de chiadé et graphique. Choisissez n’importe lequel des films (de genre tiens) que vous appréciez et regardez ce qui fait que vous aimez profondément cette œuvre, qu’elle vous touche. Bien sûr on peut apprécier la musique, les couleurs, un comédien, mais ce qui fait que ça marche vraiment : le récit, les personnages. Et c’est encore plus vrai pour les films dits « de monstres ». Period. Et c’est un problème transposable à l’échelle du long, encore plus à l’heure actuelle.
Ayant craché mon venin (désolé Vincent), ça ne m’empêchera pas de toujours garder un oeil sur ce pan de cinéma, d’encourager les projets en crowdfunding et de suivre les nouveaux films de Vincent Toujas. Mais s’il vous plait et je le dis à tous, on sait que vous faites de belles images, que vous êtes débrouillards, mais écrire une histoire c’est loin d’être si compliqué. Les bases sont accessibles et il y a des outils à utiliser ; c’est la moindre des choses quand on se crédite en tant que scénariste (c’est un métier à la fin ! C’est pas parce que je sais brancher une prise que je suis électro).

Pour l’anecdote, ce film au petit budget de 8 000 € est réalisé par ceux que j’appelle le gang des bordelais. Sur « Silence » (mon court bien aimé) Vincent était chef opérateur (très bon boulot au passage) et sur « Noct » le chef opérateur est Thomas Pantalacci, qui a lui aussi réalisé un court-métrage (« Blattaria »), où le chargé de communication est Sean Delecroix, qui a lui aussi réalisé un court (« Hanna ») où Thomas Pantalacci fait aussi la lumière ; le tout produit/et ou diffusé par Giles et Vincent sous l’égide de Title Media et Images de Toit. Vous suivez ? (Peut-être aurais-je l’occasion de parler de ces autres films histoire de remettre de l’ordre dans tout ça).

À l’heure actuelle Giles et Vincent vont de nouveau collaborer sur « Elle », un autre court fantastique en pleine campagne de crowdfunding (par ici). Nul doute que l’objectif sera atteint, le projet donne quand même envie et la page Ulule est bien faite. Mais, du coup, j’attends de voir. Je suis prêt à faire amende honorable en fonction du résultat.

Sans rancune ?

Site de Noct

Page Facebook

Page Ulule

Images de Toit

TitleFilms

Article dans Mad Movies

Bande-Annonce :

Puzzle

Prix du Jury
Prix du public (Oeil d’Or)

Puzzle

Un vieil homme se sent seul. Pour tromper l’ennui, il se plonge dans la construction de puzzles. Un jour, sur le pas de sa porte, il trouve une boîte mystérieuse.

Écrit et réalisé par Rémy Rondeau. Avec Philippe Laudenbach, Anouchka Csernakova.

Pour moi, c’est la bonne surprise et le meilleur film du festival. C’est même une petite leçon pour certains en format court. Un film « d’ambiance », sans dialogues, parfaitement mis en scène avec un traitement et un dénouement qui font sens. Si pendant les premières minutes le film se contente d’exposer, de faire de la mise en place (sans provoquer l’ennui), toutes les informations dont nous avons besoin sont distillées à travers le décor, les situations et la musique. Et vient le moment où ce vieil homme décide d’assembler ce mystérieux puzzle. Étrangement à partir de ce moment j’ai su comment le film allait finir et j’ai pourtant était rassuré sur deux points. Tout d’abord l’idée de base est aussi simple qu’excellente, tout à fait le genre de film où l’on se dit « mais pourquoi je n’ai pas pensé à faire ce film moi-même ? ». Deuxième point, qu’on sente la fin arriver ou non n’a pas d’intérêt puisque la structure du film est parfaitement conçue. Et rien de gratuit dans le basculement très angoissant de la seconde moitié du film compte tenu du sujet (le public était d’ailleurs assez réactif). C’est ici pleinement justifié et loin d’être un simple outil d’illustration « parce que le fantastique c’est cool ». Le topper situé après le climax est de bon goût et même indispensable, mettant en lumière d’autres éléments distillés dans le film en amont. Une bien belle conclusion pour un film qui devrait aussi ravir les amateurs d’Edgar Allan Poe.

Très peu d’informations sur le réalisateur où sur le film sur internet. Le réalisateur Rémy Rondeau n’a pas encore la trentaine et il s’agit de son premier « vrai » court (il a sans doute réalisé une ou deux choses quand il était à l’ESRA). « Puzzle » a eu quelques aides financières mais la boite de production, oriGine (je ne connaissais pas du tout), est quand même passée par KissKissBankBank pour boucler le budget.
En tant que mélomane touche à tout pendant ses treize ans au conservatoire, le réalisateur à aussi signé la partition originale de son court-métrage.

Hasard (?) de la programmation, « Noct » et « Puzzle » sont passés l’un après l’autre et les deux films partagent beaucoup de David Scherer similitudes ; de très grandes, même. Et si chacun aura ses préférences, les deux réalisateurs ayant deux approches très différentes, on peut jouer au jeu des sept différences, le film de Rémy Rondeau mettant à mes yeux en avant ce qui ne marche pas dans « Noct », en terme de structure et de procédé.

Site web de oriGine

Page Kisskiss de Puzzle

Bande-annonce :

Lune Noire

Lune Noire

Une île. Trois hommes. Un vieux manuscrit. Une marche funèbre vers la folie.

Réalisé par Gallien Guibert. Écrit par Gallien et Simon Guibert.

Je vais être un peu succinct sur ce film, sans doute fait avec pas mal de passion pour les récits d’aventure façon R.L. Stevenson (d’ailleurs Long John Silver, c’est pas le nom d’un des personnages dans « Lune Noire » ?). Le film pioche un peu à droite et à gauche dans les récits d’aventure ; nous sommes en terrain connu. Un petit peu trop, même. Et si le film n’est pas vraiment ennuyant à défaut d’être passionnant, nous restons dans le « type obnubilé par un trésor et son court passage dans la folie ». C’est dommage car quand le film propose quelques originalités plus personnelles et commence à susciter réellement l’intérêt (les apparitions du quatrième « personnage »), le générique de fin défile déjà. J’en retiendrai surtout un chouette travail sur les décors.

Absolument rien sur internet concernant le film et le réalisateur Gallien Guibert. J’ai juste déniché son précédent film visible ici avec le making-of. Par contre je suis tombé sur le site de la chef décoratrice Chloé Cambournac qui montre en photo la fabrication du décor. C’est par ici et je vous invite à fureter dessus.

Site du réalisateur

Extrait du film (qui spoile à peu près toute la fin) :

La Maison de Poussière

LA MAISON DE POUSSIERE_Rozec-2_1

Lentement, les mâchoires d’acier dévorent la vieille tour HLM. Une ancienne occupante s’engouffre dans les décombres, à la poursuite d’enfants imprudents. Commence alors un drôle de voyage au cœur de cette « maison » qui abrite tant de souvenirs…

Scénario et réalisation Jean-Claude Rozec.

Une bonne idée que de glisser un film d’animation dans la programmation. D’autant plus qu’il vaut vraiment le détour. Le style graphique crayonné est très agréable et le character design intelligent. C’est touchant et si, une fois de plus, le dénouement est attendu, tout tient très bien la route et forme un ensemble cohérent et surtout touchant. Un petit côté Miyazaki pas déplaisant du tout autour d’une belle thématique.

« La Maison de Poussière » est le troisième court d’animation du réalisateur Jean-Claude Rozec. Vous pouvez retrouver son précédent film « Cul de bouteille » dans un article de Format Court et ici des propos rapportés du réalisateur par Ouest France.

Site du film

Bande-annonce :

La Momie

La Momie

Un homme statue déguisé en momie fait la manche tous les jours au même endroit, prêt à tout pour gagner quelques pièces de monnaie.

Scénario et Réalisation Lewis Eizykman. Avec Thibault Emin, Frédéric Laboureur et la voix de Gérard Dessalles.

La dernière production de Broken Prod (note à moi-même : publier un billet sur « Do ») est une bonne pioche. Un film minimaliste proposant un unique point de vue, les images étant accompagnées par une voix off/over du plus bel effet (Gérard Dessalles), qui passe de la critique sociale à l’humour noir grinçant dans un dénouement que, pour ma part, je n’attendais pas du tout. Petite réussite pour laquelle je n’ai pas honte d’avoir voté pour le prix du public (vu que le Prix du Jury était couru d’avance pour « Puzzle »).

Sixième film de Lewis Eizykman (cinq produits avec Broken), le film s’est monté grâce, encore et toujours, au crowdfunding. Vous pouvez retrouver des vidéos de ses travaux par ici.

Page Ulule de La Momie

La Momie

Une fois de plus le Paris International Fantastic Film Festival était l’occasion de faire de jolies découvertes dans une programmation très réussie et surtout avec une grande pertinence et cohérence autour de certains thèmes (bon, en même temps avec le genre, c’est souvent les mêmes qui reviennent). Petit regret : l’absence d’un petit film plus léger pour ponctuer l’heure quarante de programme (quitte à repasser « Silence » en attendant la nouvelle réalisation de Spook et Gloom). Ce qui n’empêche pas d’apprécier la diversité d’approche de chacun des auteurs et/ou réalisateurs.

Présentation du PIFFF 2014

Retour sur la Première édition du PIFFF

Site du PIFFF

Affiche PIFFF 2014

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  1. Paris Courts Devant – Jour 5 | fenetresurcourt - 4 décembre 2014

    […] films de Lewis Eizykman… qui est le réalisateur de « La Momie » dont je parlais au PIFFF. Sur le site de l’exposition Panorama 15, organisée par Le Fresnoy, on trouve ce qu’on […]

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